Carami

Jeudi 23 avril 2009 4 23 /04 /2009 18:14
Un des plus gros problèmes qui m'empêchent de reprendre pour de bon Carami est que, quel que soit le sens dans lequel je la regarde, cette histoire est archi-cliché. Je sais que tout a déjà été raconté, que ce n'est pas ce qu'on a mais comment on s'en sert, et autres c'est dans les vieux pots qu'on fait les meilleures soupes, mais j'ai beau tortiller l'intrigue dans tous les sens, ajouter des trucs ici, en enlever là, je n'arrive pas à dépasser ce squelette de base fait de cent pour cent bon vieux cliché. (A titre indicatif : un tyran règne sur Carami. Des rebelles, aidés d'une faction de magiciens gardienne d'un pouvoir secret, le renversent. Le tyran meurt à la fin (je n'essaie même pas de le cacher, vous voyez)).

J'ai donc fini par me dire que le meilleur moyen était de carrément reprendre l'affaire du début, d'assumer le cliché et de m'amuser avec autant que possible, quitte à le mettre encore plus en évidence pour essayer de le détourner de l'intérieur. C'est une manière de faire que j'aime bien, qui ne m'avait pas mal réussi dans l'Enquête au château des brumes, et qui serait relativement facile à mettre en oeuvre en faisant en sorte que l'intrigue cliché soit partie intégrante du plan des magiciens dès le début. (Ce n'est pas nouveau que, si la lignée Déolyana a quasiment toujours été sur le trône en Mazya-Caramina, c'est parce que les Grands Magiciens tenaient à tisser le plus de liens possible entre politique et haute magie. Un système où une lignée Elue s'affirmerait comme souveraine légitime grâce à un artefact de grand pouvoir ne pourrait que leur plaire.)

Le problème principal étant que, pour détourner le cliché, il faut commencer par le mettre solidement en place, c'est-à-dire que, du moins dans ses premiers chapitres, l'histoire aurait l'air de suivre on ne peut plus fidèlement la vieille recette. Et s'il y a quelque chose qui vous grille plus vite qu'un barbecue comme auteur de fantasy, c'est bien ça.
Evidemment, j'espère que je parviendrais à faire en sorte, dès le début, qu'on se rende compte que les choses ne sont pas ce dont elles ont l'air, mais y parviendrais-je ?

J'aimerais bien savoir ce que vous en pensez. Si l'ensemble est suffisamment bien écrit, que les personnages vous plaisent et que le monde est intéressant (vous voyez, chuis optimiste), est-ce que vous accepteriez de lire une histoire qui a l'air de partir dans la direction de "un héros doit s'emparer d'un grand pouvoir magique pour vaincre un tyran" ? Etant entendu que dès le départ le tyran soit en partie sympathique, que la "quête" ne soit que l'une de deux ou trois intrigues parallèles qui se mêlent et laissent entendre que la situation est plus complexe que ça ? (Et, naturellement, que les héros soient vaguement ridicules, mais dans une histoire à moi, ça va de soi. ) Ou est-ce que vous vous diriez tout de suite "c'est dépassé depuis trente ans ce truc, aucun intérêt" ?

Admara Alliya

Les articles sans illustrations ne sont pas très engageants, alors voilà un portrait d'Admara Alliya, un personnage clé dont le rôle serait encore augmenté par ce remachinage, et dont je n'avais pourtant pas encore présenté d'image officielle. Evidemment, je ne suis encore jamais arrivée au moment de l'histoire où elle entre en scène. Et je n'y arriverai probablement jamais, mais on peut rêver...
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Publié dans : Carami - Communauté : Autres Mondes...
Vendredi 18 avril 2008 5 18 /04 /2008 19:21
Si, dans un avenir improbable, je reprends Carami, penser à insister sur l'aspect "naissance d'une nation, création d'une mythologie". Avec toute la littérature que je me farcis sur les mythes dans le cadre de mon mémoire de M2, ce serait dommage de ne pas la mettre à profit.

...Sans compter que, sans blague, c'est passionnant, et mine de rien la thématique est en arrière-plan de toute l'histoire. Pensez : créer un monde imaginaire, quel qu'il soit, c'est forcément imaginer ses façons de penser, ses dieux, ses légendes, tout ce avec quoi les auteurs de fantasy s'éclatent depuis un demi-siècle. Vous vous rendez compte qu'en plus de quatorze ans, je n'ai encore jamais approfondi la question de ce en quoi croient les Caramènes ? Ca va changer (si ça vous intéresse, Mazya-Caramina étant un pays issus de brassages culturels, je prévois de faire se côtoyer les croyances anciennes des Mariens, qui me font penser à la religion romaine d'avant l'hellénisme, avec divers Etres Suprêmes venus des quatre coins du monde et une portion de culte des êtres magiques qui partagent le territoire avec les humains : Carames et Ondins essentiellement, avec peut-être une importance marginale des Aevines qui après tout passent dans le coin de temps à autre).

Ensuite, nous avons le roi Carlino et son entreprise de recréation de la nation caramène à partir du point zéro de l'Assèchement. Forcément, il va chercher à resserrer son peuple autour de mythes fondateurs, avec lui-même en figure messianique et la Reine-Mère en quasi-divinité - vu ses pouvoirs magiques et le caractère fondamentalement étranger des Ondins, les Caramènes en seraient venus d'eux-mêmes à les révérer comme des puissances de la nature de toute manière. Accessoirement, l'établissement d'une mythologie nationale passe aussi par l'insistance sur les figures de Mazya la Fondatrice et surtout de l'autre reine-mère, la biologique, Flama (un personnage pour lequel j'ai une sympathie mal expliquée, voir le mini-récit que j'avais consacré à sa vie ici).

A cette version de l'Histoire, les magiciens, qui sont la principale communauté antagoniste, vont forcément chercher à opposer la leur, qui va chercher du côté des grandes Lignées issues d'Elmarie et de leur rôle dans la fondation de Mazya-Caramina. Ce qui donne à mon héroïne, Alida, une importance symbolique qu'elle pourra utiliser mais avec laquelle elle devra sans doute aussi se débattre.

Mais la mythologie n'est qu'un aspect de ce que je voudrais arriver à faire. A savoir, unir encore plus l'ensemble de la nation caramène, avec sa civilisation, ses structures, etc., à la personne du roi Carlino, et faire de l'exploration du pays une sorte d'exploration du personnage. Ca donnerait sans doute un interêt renouvelé à cette histoire qui est, faut le dire franchement, assez cliché (grosso modo, de vaillants rebelles se dressent contre un tyran avec l'aide de puissants magiciens...), et j'aurais bien besoin de ça pour me motiver à la reprendre.

Bon, ça ne résoudrait pas tout, notamment : qu'est-ce que je fais des Catiannistes et de Malia, comment maintenir le suspense dans la troisième partie, que cherche exactement Noran, que va faire Admara, dois-je garder le maître des prisons, comment introduire ce satané chapitre 1, quel sera le rôle d'Eilan et de sa petite famille, celui de Monalim Vanna, à quel niveau dois-je entrer dans la tête de Carlino, que faire de la corporation des historiens, comment démêler cette satanée cochonnerie de fichue deuxième partie ?

(Et la plus importante : QUAND trouverai-je le temps de faire tout ça ?)
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Publié dans : Carami - Communauté : Le Cercle des Passeurs de Rêve
Lundi 19 février 2007 1 19 /02 /2007 11:00


Nouveaux personnages, nouvel incipit, nouvelles intrigues, nouvelles dynamiques... Je sens que l'écriture de Carami repart sur de bonnes bases !
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Publié dans : Carami
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