Jeudi 26 février 2009
Je vous vois vous gratter la tête : ne vient-elle pas de nous sortir un article superbement lamentatoire sur le fait qu'elle n'écrit plus rien depuis belle lurette ? Dans ce cas, que vient faire ici ce test censé évaluer l'originalité de votre roman de fantasy ? Il y a encore un roman sous toute cette couche de poussière ?

Eh bien, j'avoue, même si dans mon cas c'est encore plus inutile que normalement, ce test, vu chez Syven, chez Roanne et dernièrement chez Kejik, m'a beaucoup amusée, et c'est toujours gratifiant pour l'amour-propre de parler de ses propres oeuvres. Et de démontrer que non, elles ne tombent dans aucun de ces pièges usés, on est quand même plus malin que ça, héhé. Sauf que... dans mon cas, il y a effectivement quelques "oui". Heureusement que ce test est parfaitement crétin, voire encore plus cliché que les clichés qu'il prétend dénoncer - "une réécriture du Seigneur des Anneaux" ? Franchement ? ... ceci dit, en y repensant, mes écrits d'adolescence n'étaient pas loin de tomber dedans. Ce test doit pouvoir avoir une utilité pour les tout jeunes débutants.

Bref ! en l'occurrence, les textes qui sont passés à la casserole sont les aventures de Chloé Zinalla, qui ne doivent même pas être techniquement de la fantasy, et Carami, le roman qui stagne depuis des années dans la rade de mon imagination à marée basse, pourrissant lentement. Et il y a quelques "oui". Heureusement, la version française du test est plus indulgente que l'originale, dans laquelle une seule réponse positive signifiait qu'on était recalé et qu'on n'avait plus qu'à recommencer. Alors qu'à mon sens, certains des schémas évoqués sont tout à fait respectables - je pense au roman d'apprentissage, qui est depuis l'Antiquité une des formes les plus reconnues de la littérature, ou aux divers types de personnages guerriers évoqués, entre autres... Comme dit la sagesse ancestrale, ce qui compte ce n'est pas ce qu'on a, mais comment on s'en sert, pas vrai ? De mauvaise foi, moi ? Non...

...Ce préambule sera bientôt aussi long que le test lui-même, qui est assez interminable. Pour cette raison, je vous l'ai présenté sous forme de PDF, parce que maintenant je sais les faire et j'en suis fière !

(Je sens que ce test va circuler dans la blogosphère. Quoi de plus normal, il est marrant...)
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Publié dans : Les remue-méninges d'Athanasis - Communauté : Le Cercle des Passeurs de Rêve
Lundi 23 février 2009
J'essaie, je vous assure, mais ça ne vient plus, ni les mots, ni même les idées... j'ai l'impression que mon imagination est tarie, que je ne sais plus construire une phrase, et surtout, je n'arrive plus à m'immerger dans mes mondes. Avant, il fallait que je fasse des efforts réguliers pour réussir à rester ancrée dans le monde réel. A présent, je flotte dans un vague état intermédiaire, mais sans les couleurs et les ambiances de Limmaraía ; je n'entends plus mes personnages se faire la conversation dans ma tête, comme à l'époque où les scènes s'écrivaient toutes seules le soir avant que je m'endorme ; je ne suis plus envahie par le besoin d'accumuler des tas d'informations inutiles sur la langue, la gastronomie, la mode ou l'architecture de mes lieux imaginaires ; mes Annexes prennent la poussière et encore plus mes histoires.

Un an sans (presque) écrire et je commence à douter que je puisse jamais retrouver la flamme...

Peut-être quelqu'un pourra-t-il m'aider ? Une idée, un conseil pratique ? Je m'en remets à vous...
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Publié dans : Les remue-méninges d'Athanasis - Communauté : Le Cercle des Passeurs de Rêve
Lundi 3 mars 2008
Oui,  vous ne rêvez pas, j'ai bel et bien réussi à terminer une nouvelle. Savoir si j'ai réussi à l'envoyer est une autre affaire, le formulaire de Cinquième Saison n'étant pas des plus évidents à négocier - et je serais vraiment très déprimée si j'avais mené jusqu'au dernier moment une course désespérée contre la montre pour me retrouver éjectée de l'AT à cause d'un problème informatique.

Ce serait d'autant plus dommage que j'ai réussi à atteindre le chiffre (limite maximale) de 50 000 caractères - oui, 50 000, pas un de plus, pas un de moins - et attention, sans tricher en rajoutant des espaces ou je ne sais quoi !

En attendant, cet exploit met ma bibliographie au chiffre faramineux de trois nouvelles terminées en deux ans, ce qui est assez admirable quoique pas forcément dans le sens où on le voudrait. Cette fois-ci, le thème étant "Crime en Imaginaire", mon histoire s'intitule Enquête au château des brumes ; si vous trouvez que ça fait pseudo-polar pour mômes, vous avez tout à fait raison et ça me va parfaitement. Quant à l'intrigue, voici le début du synopsis que j'ai envoyé à Cinquième : 

Nous sommes en Rêvie, brumeux territoire à forte concentration en magie et en magiciens, mais tombé sous la domination du royaume erjari – au grand dam de l’enquêteur Ardik de Penvall, colon malheureux, qui se serait bien passé de devoir investiguer les crimes de ces gens bizarres (sans compter que le climat est affreux). On a tué Joremnar, l’inquiétant magicien noir d’Ennen Limran ; son Noir Château est en ruines, l’arme du crime a fondu, une étrange adolescente est évanouie dans le cratère, et la principale pièce à conviction est une inquiétante boule lumineuse.

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Ardik, que voici avec sa pièce à conviction, est secondé par le capitaine Vris, Erjari de nationalité mais né et élevé en Rêvie, ce qui fait de lui l'équivalent local d'un pied-noir. Ses hommes, quant à eux, sont pour la plupart indigènes et cela se ressent dans leur loyauté.
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Laeth, la jeune suspecte, est plutôt perturbée et n'a pas l'air de vivre dans le même cadre de référence que l'enquêteur. Et quand un vieux sage du nom de Gilmaros fait son apparition dans l'enquête, les choses sont encore plus loin d'être simples.

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J'avoue être plus que contente de moi, car un lecteur privilégié m'a fait des commentaires pour le moins positifs ; apparemment, il s'est autant amusé en lisant que moi en écrivant cette histoire, basée sur le principe "on prend une situation de base idiote et on la traite de la manière la plus sérieuse possible - ou presque - jusqu'au bout". C'est un principe que j'aime bien, je l'avais déjà utilisé pour La Mort du Maître de Flamme (tandis que L'Urbaniste relevait plutôt de l'inverse : on prend une situation sérieuse et on la traite de manière idiote). D'un autre point de vue, Ardik rejoint Halim Nor et Robin de la Brune dans le club des idéalistes-en-milieu-hostile. Comme quoi, même avec trois nouvelles, on peut relever des tendances à la répétition... j'espère que le traitement fera la différence.

(Ceux qui pensent que si je passais autant de temps à écrire qu'à analyser ce que j'écris j'aurais déjà bouclé trois trilogies épiques, lèvent la main...)

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Publié dans : Les remue-méninges d'Athanasis - Communauté : Le Cercle des Passeurs de Rêve
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