Les habitants de la montagne

Jeudi 16 mars 2006 4 16 /03 /2006 23:04
Bienvenue dans mon humble demeure ! Vous êtes là pour la traversée ? Je vous souhaite bon vent. Mon nom est Athanasis, et si l’on m’appelle parfois l’Oracle du Mi-Chemin, c’est plus histoire de me donner un titre digne de ce nom qu’en raison de quelque pouvoir divinatoire que ce soit. Il est vrai que je suis magicien, et que tous les voyageurs qui arrivent ici, qu’ils veuillent rejoindre l’une ou l’autre planète ou poursuivre leur voyage à travers la vaste plaine, je leur indique le chemin, et je réponds à leurs questions s’ils en ont ; mais je ne donne pas d’ordres, seulement des conseils. Si vous voulez un guide pour vous emmener à votre destination, adressez-vous à ma fille, elle ne doit pas être loin ; moi je vous montrerai les cartes, et vous pourrez me prendre à part autour d’un verre de whisky ; et Dieu seul sait de quoi on se parlera.
Oui, ici l’on relie les mondes entre eux, si l’on peut dire ; oui, j’ai de bonnes relations avec Mira Mina Ellaía, qui supervise l’Interdimension là-bas en Mazya-Caramina, et je suis aussi en contact avec Guilamo Zinalla, vous savez, le voyageur de mondes installé sur la Stéralèna. Qui croyez-vous que ce soit qui me procure le whisky ? Mais ce n’est pas là le plus important. Récemment, il m’a fait faire la connaissance d’une Stéralénienne de ses amies qui a entrepris d’écrire l’histoire de la planète Limmaraía, ou quelque chose d’approchant. Vous pensez si ça m’a intéressé, moi qui suis ici depuis trente ans pour tenter de rapprocher entre eux les dispersés de l’univers. Je me suis dit que je pourrais l’inviter à passer quelque temps ici, ou sinon elle, du moins ses écrits, et ceux de ses amis ; nous parlerons littérature, et imagination – vous savez à quel point cela est important pour un Intermédiaire… Mais je vous ennuie avec mon bavardage. Laétitia, prends donc le relais ; ta conversation ne pourra jamais être aussi insupportable que la mienne…
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Publié dans : Les habitants de la montagne
Jeudi 16 mars 2006 4 16 /03 /2006 23:04
Mon père se moque de moi parce que je ne suis pas bavarde ; il est effectivement bien placé pour ; lui souffrirait plutôt de la maladie inverse. Bref. Je m’appelle Laétitia, c’est mon nom ; je suis magicienne, comme mon père, mais ce n’est pas moi qui irai m’amuser comme lui avec des expériences et des enchantements. Moi, ce sont les grands espaces. D’ailleurs vous ne voudriez pas qu’on aille discuter dehors de tout cela ? Un Intermédiaire, c’est une personne de l’extérieur ; on ne sort pas de là. Vous voyez ces montagnes, ces forêts, un peu dans la brume à l’horizon ? Cet espace est infini, vous savez. Il y a la vaste plaine, et au-delà il y a encore d’autres choses, et au-delà… on n’en finira jamais – heureusement. C’est ça le pays du Mi-Chemin, rien d’autre. Le voyage. Où vous voulez, je vous emmène, et on revient dans un an, dans dix ans ou jamais, si vous préférez. Vous préférez pas ? C’est vous qui voyez. Enfin. Installez-vous ! Si vous avez envie de causer aventure, je suis là à votre service. En attendant, voilà ma mère qui vous a vu, je vous préviens, elle ne vous lâchera plus. Cachez-vous, je vous le conseille. A plus.
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Publié dans : Les habitants de la montagne
Jeudi 16 mars 2006 4 16 /03 /2006 22:53
Bienvenue ! Bienvenue à la montagne ronde ! A tous les coups ce grand dadais d’Athanasis et mon étourdie de fille ne vous ont même pas fait visiter les lieux – et d’ailleurs, qu’est-ce qu’ils en connaissent, des lieux ? Toujours l’esprit qui vagabonde à mille kilomètres, lui dans ses univers parallèles, elle dans ses grands espaces. Heureusement que je suis là ou plus rien ne tiendrait debout ici… Je suis Aliberta, et je suis comme vous aurez deviné la maîtresse de maison, si tant est qu’une maison comme celle-ci puisse avoir un maître. Ça bouge beaucoup ici, vous savez. Si vous n’êtes pas un familier du pays du Mi-Chemin, il va falloir vous y faire : tout y bouge beaucoup. On rajoute des pièces quand il y a du monde, et on les enlève quand il n’y en a plus besoin ; c’est cela, ici, le travail de l’imagination – et qui s’occupe de tout cela ? C’est votre servante. Vous voyez ? Toutes les pièces sont creusées dans la montagne, il y a toute la place qu’on veut. Tenez, ici vous avez le salon, c’est là qu’on se réunit en général pour prendre le café et raconter des histoires ; et par là-bas j’ai un petit jardin en terrasse que je réussis à maintenir en dépit des instabilités de la vaste plaine. Oh, je ne dis pas que je n’ai pas un pommier qui devient poirier de temps en temps, mais un peu de changement ne fait de mal à personne. Ici – ah, par contre c’est autre chose. On raconte que c’est la seule pièce de la montagne ronde qui ne bouge jamais ; mais c’est le genre de choses difficile à dire. C’est la salle de la Boule de Cristal ; mon mari est le seul à y pénétrer. Pas que je n’aille pas y passer un coup de balai de temps en temps, mais en théorie… Enfin ! Vous verrez tout par vous-même quand vous voudrez. En attendant, si vous avez une question, je suis là. Je ne fais pas que m’occuper de l’aménagement des salles de bains, vous savez, c’est moi qui ai la clé de la bibliothèque, et je peux vous dire qu’on en a des choses là-bas dedans. Un peu poussiéreux, d’accord. Mais quand vous voulez je vous fais visiter. Et maintenant, bon séjour ici !

Retour au vestibule
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Publié dans : Les habitants de la montagne
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés