Le tempus fugit tellement vite que j'avais complètement zappé l'occasion l'année dernière et que j'ai failli en faire autant cette année, mais le fait est, je m'en suis souvenue juste à temps,
qu'il y a aujourd'hui deux ans que la Montagne a été inaugurée.
Le blog lui-même a plus de deux ans, il avait dû être créé mi-mars et les
premiers articles datent du mois d'avril, mais c'est un
peu tard pour y repenser, et de toute manière c'est bien le 8 mai 2006 que j'ai
clos le blog de Chloé Zinalla et transféré mes
cliques, mes claques et mes lecteurs dans le doux confort familial de la Montagne ronde. Au début, j'étais assez sceptique quant à l'utilité de ce blog ; jusqu'ici je n'avais posté qu'au nom de
Chloé et de ses comparses, qui, eux, avaient des choses intéressantes à dire, rapport au fait de voyager dans des univers magiques, de démêler des complots interplanétaires, de sauver le monde et
tout ça. Je ne pouvais pas en dire autant de moi, mais je n'avais pas envie de perdre le contact avec mes amis de la blogosphère et je voulais garder mon coin à moi dans l'immensité de la
Toile.
En deux ans, la Montagne publié 221 articles (celui-ci est le 222ème, joli coup), ce qui est lamentablement peu pour un blog ; elle a reçu 949 commentaires, ce qui est certainement plus qu'elle
n'en mérite ; elle a changé deux fois de décor, vu sa fréquence de publication plonger petit à petit vers les abysses et failli s'éteindre un bon nombre de fois, mais elle s'accroche. Je ne
maintiens certainement pas les exigences de la blogosphère, notamment pour ce qui est de répondre aux commentaires et de laisser les miens chez ceux qui m'en laissent à mon tour. Depuis ma plus
tendre enfance, un de mes grands principes à la gomme a toujours été de
ne parler que lorsque c'est absolument nécessaire et j'ai du mal à m'en défaire, ce qui est particulièrement gênant
sur le Net. Vous avez dû plus souvent qu'à votre tour me trouver négligente ou impolie, et je vous prie de m'en excuser.
Pendant ces deux ans, j'ai moins écrit que jamais auparavant, et j'ai plus d'une fois pensé que mon inspiration était définitivement morte. D'accord, j'ai passé une agrégation entretemps, ce qui
demande un certain investissement, mais dans tous les cas, j'ai beaucoup moins écrit que je n'aurais pu. J'ai poursuivi la correction des aventures de Chloé à un rythme d'escargot, récrit trois ou
quatre fois l'incipit de
Carami sans jamais réussir à aller plus loin, commencé tout un tas d'histoires qui ont capoté aux alentours d'une page et demi (dans mon expérience, si vous
dépassez la page et demi, la victoire est en vue, mais c'est loin d'être aussi facile que ça en a l'air, je suis maudite de la page et demi), et réussi à terminer trois nouvelles, dont deux ont été
choisies pour être publiées, une
ici et l'autre à venir dans une anthologie
par là.
C'est surtout au niveau du dessin que les choses se sont déployées à une ampleur inespérée. Je ne suis toujours qu'une griffonneuse amatrice, mais j'ai participé à
Solstice,
Itinéraires,
Univers,
Mort Sûre,
Nuits d'Almor,
le Rêveur Solitaire ; j'ai
illustré
Zordar,
Lady K,
Nicolas B. Wulf,
Vanessa du Frat,
Don Lorenjy (et même Robert Howard mais c'est encore une autre histoire) ; et finalement,
consécration suprême, je suis devenue la dessinatrice attitrée de la BD de
Kashiira,
les
Chroniques d'Outremonde, dont la première partie est téléchargeable par ici au cas où ça vous aurait échappé malgré tout le matraquage que je vous fais depuis trois jours. J'ai surtout
énormément dessiné pour moi-même et j'ai tout fait pour progresser, avec des résultats que même moi finis par reconnaître.
Ayant découvert le vaste univers de l'imaginaire sur Internet, je me suis petit à petit détachée de la communauté d'Over-Blog, mais pas avant d'avoir fait la connaissance de
Kejik et de
Koulou qui m'ont chacun à sa façon apporté énormément et auxquels j'envoie à chacun un chaleureux
bisou virtuel. Je remercie aussi tous les amis de plus ancienne date qui ont continué de me rendre visite malgré la rareté désolante de mes mises à jour. Je promettrais volontiers de faire des
progrès, mais je me connais...
Il y a deux ans, je courais désespérément après mon mémoire de M1 sur la représentation des Enfers chez Lucien, après avoir passé l'année à procrastiner et à engloutir mon temps dans un projet
chronophage de roman-feuilleton. Cette année, je cours après mon mémoire de M2 sur les thèmes mythologiques chez Aristophane après avoir passé l'année à procrastiner et à engloutir mon temps dans
un projet chronophage de bande dessinée. Mais la situation est un peu moins désespérée, ceci dit - il semble que je sois encore à peu près dans les temps, ce qui prouve que l'on peut toujours
s'améliorer.
Ma confiance en moi a zigzagué entre l'assurance euphorique (rarement) et le désespoir total avec toutes sortes de stades intermédiaires, et continue de le faire.
Je suis certainement plus geek que jamais (mais d'aucun prétendraient que ce n'est pas forcément un défaut).
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