Si, dans un avenir improbable, je reprends
Carami, penser à insister sur l'aspect "naissance d'une nation, création d'une mythologie". Avec toute la littérature que je me farcis sur les
mythes dans le cadre de mon mémoire de M2, ce serait dommage de ne pas la mettre à profit.
...Sans compter que, sans blague, c'est passionnant, et mine de rien la thématique est en arrière-plan de toute l'histoire. Pensez : créer un monde imaginaire, quel qu'il soit, c'est forcément
imaginer ses façons de penser, ses dieux, ses légendes, tout ce avec quoi les auteurs de fantasy s'éclatent depuis un demi-siècle. Vous vous rendez compte qu'en plus de quatorze ans, je n'ai encore
jamais approfondi la question de ce en quoi croient les Caramènes ? Ca va changer (si ça vous intéresse, Mazya-Caramina étant un pays issus de brassages culturels, je prévois de faire se côtoyer
les croyances anciennes des Mariens, qui me font penser à la religion romaine d'avant l'hellénisme, avec divers Etres Suprêmes venus des quatre coins du monde et une portion de culte des êtres
magiques qui partagent le territoire avec les humains : Carames et Ondins essentiellement, avec peut-être une importance marginale des Aevines qui après tout passent dans le coin de temps à
autre).
Ensuite, nous avons le roi Carlino et son entreprise de recréation de la nation caramène à partir du point zéro de l'Assèchement. Forcément, il va chercher à resserrer son peuple autour de mythes
fondateurs, avec lui-même en figure messianique et la Reine-Mère en quasi-divinité - vu ses pouvoirs magiques et le caractère fondamentalement étranger des Ondins, les Caramènes en seraient venus
d'eux-mêmes à les révérer comme des puissances de la nature de toute manière. Accessoirement, l'établissement d'une mythologie nationale passe aussi par l'insistance sur les figures de Mazya la
Fondatrice et surtout de l'autre reine-mère, la biologique, Flama (un personnage pour lequel j'ai une sympathie mal expliquée, voir le mini-récit que j'avais consacré à sa vie
ici).
A cette version de l'Histoire, les magiciens, qui sont la principale communauté antagoniste, vont forcément chercher à opposer la leur, qui va chercher du côté des grandes Lignées issues d'Elmarie
et de leur rôle dans la fondation de Mazya-Caramina. Ce qui donne à mon héroïne, Alida, une importance symbolique qu'elle pourra utiliser mais avec laquelle elle devra sans doute aussi se
débattre.
Mais la mythologie n'est qu'un aspect de ce que je voudrais arriver à faire. A savoir, unir encore plus l'ensemble de la nation caramène, avec sa civilisation, ses structures, etc., à la personne
du roi Carlino, et faire de l'exploration du pays une sorte d'exploration du personnage. Ca donnerait sans doute un interêt renouvelé à cette histoire qui est, faut le dire franchement, assez
cliché (grosso modo, de vaillants rebelles se dressent contre un tyran avec l'aide de puissants magiciens...), et j'aurais bien besoin de ça pour me motiver à la reprendre.
Bon, ça ne résoudrait pas tout, notamment : qu'est-ce que je fais des Catiannistes et de Malia, comment maintenir le suspense dans la troisième partie, que cherche exactement Noran, que va faire
Admara, dois-je garder le maître des prisons, comment introduire ce satané chapitre 1, quel sera le rôle d'Eilan et de sa petite famille, celui de Monalim Vanna, à quel niveau dois-je entrer dans
la tête de Carlino, que faire de la corporation des historiens,
comment démêler cette satanée cochonnerie de fichue deuxième partie ?
(Et la plus importante : QUAND trouverai-je le temps de faire tout ça ?)
Commentaires