Lundi 3 mars 2008
Oui,  vous ne rêvez pas, j'ai bel et bien réussi à terminer une nouvelle. Savoir si j'ai réussi à l'envoyer est une autre affaire, le formulaire de Cinquième Saison n'étant pas des plus évidents à négocier - et je serais vraiment très déprimée si j'avais mené jusqu'au dernier moment une course désespérée contre la montre pour me retrouver éjectée de l'AT à cause d'un problème informatique.

Ce serait d'autant plus dommage que j'ai réussi à atteindre le chiffre (limite maximale) de 50 000 caractères - oui, 50 000, pas un de plus, pas un de moins - et attention, sans tricher en rajoutant des espaces ou je ne sais quoi !

En attendant, cet exploit met ma bibliographie au chiffre faramineux de trois nouvelles terminées en deux ans, ce qui est assez admirable quoique pas forcément dans le sens où on le voudrait. Cette fois-ci, le thème étant "Crime en Imaginaire", mon histoire s'intitule Enquête au château des brumes ; si vous trouvez que ça fait pseudo-polar pour mômes, vous avez tout à fait raison et ça me va parfaitement. Quant à l'intrigue, voici le début du synopsis que j'ai envoyé à Cinquième : 

Nous sommes en Rêvie, brumeux territoire à forte concentration en magie et en magiciens, mais tombé sous la domination du royaume erjari – au grand dam de l’enquêteur Ardik de Penvall, colon malheureux, qui se serait bien passé de devoir investiguer les crimes de ces gens bizarres (sans compter que le climat est affreux). On a tué Joremnar, l’inquiétant magicien noir d’Ennen Limran ; son Noir Château est en ruines, l’arme du crime a fondu, une étrange adolescente est évanouie dans le cratère, et la principale pièce à conviction est une inquiétante boule lumineuse.

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Ardik, que voici avec sa pièce à conviction, est secondé par le capitaine Vris, Erjari de nationalité mais né et élevé en Rêvie, ce qui fait de lui l'équivalent local d'un pied-noir. Ses hommes, quant à eux, sont pour la plupart indigènes et cela se ressent dans leur loyauté.
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Laeth, la jeune suspecte, est plutôt perturbée et n'a pas l'air de vivre dans le même cadre de référence que l'enquêteur. Et quand un vieux sage du nom de Gilmaros fait son apparition dans l'enquête, les choses sont encore plus loin d'être simples.

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J'avoue être plus que contente de moi, car un lecteur privilégié m'a fait des commentaires pour le moins positifs ; apparemment, il s'est autant amusé en lisant que moi en écrivant cette histoire, basée sur le principe "on prend une situation de base idiote et on la traite de la manière la plus sérieuse possible - ou presque - jusqu'au bout". C'est un principe que j'aime bien, je l'avais déjà utilisé pour La Mort du Maître de Flamme (tandis que L'Urbaniste relevait plutôt de l'inverse : on prend une situation sérieuse et on la traite de manière idiote). D'un autre point de vue, Ardik rejoint Halim Nor et Robin de la Brune dans le club des idéalistes-en-milieu-hostile. Comme quoi, même avec trois nouvelles, on peut relever des tendances à la répétition... j'espère que le traitement fera la différence.

(Ceux qui pensent que si je passais autant de temps à écrire qu'à analyser ce que j'écris j'aurais déjà bouclé trois trilogies épiques, lèvent la main...)

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publié dans : Les remue-méninges d'Athanasis communauté : Le Cercle des Passeurs de Rêve
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