Mardi 11 décembre 2007
A mes moments perdus, comme vous le savez peut-être, je retravaille un peu les aventures de Chloé Zinalla, dans l'espoir d'en faire un véritable roman. Pour le moment, je retouche un paragraphe par-ci, un dialogue par-là, à la recherche de plus d'ambiance, d'une meilleure caractérisation des personnages, de plus de rythme... bientôt, je m'attaquerai aux vrais problèmes d'intrigue et ce sera une autre paire de manches. Mais en attendant, je me pose le problème de certains noms.


Le problème avec le caramène, une langue que j'ai commencé à créer à l'âge de huit ans et qui en garde quelques séquelles même si elle a bien sûr énormément évolué depuis, c'est qu'il y a très peu de finales possibles, et que tous les mots finissent par avoir des sonorités semblables (sans même parler du fait que tous les noms de famille, étant d'anciens dénominatifs, se terminent en -a) ; il est très difficile de créer des noms caramènes sympathiques, et j'ai peur que cela ne joue contre les personnages qui les portent. Comme je ne suis bien sûr pas objective, je m'en remets à vous pour me donner votre sensation. Que pensez-vous, a priori, d'une magicienne nommée Mira Mina Ellaía ? D'un scientifique du nom d'Orou Méralmira ? De Nillano et Doréo Lazila ? D'Aldémaro Vanna, homme politique ? De Réno Stratilina (un personnage très très secondaire, mais tout de même) ? 

Quant aux noms de lieux, que dites-vous de Limaouna, Argantia, et pendant qu'on y est, Mazya-Caramina ?

Pour les noms non caramènes, j'ai en général moins de problèmes, mais tout de même, pensez-vous qu'on puisse croire à un haut commandant militaire nommé Alzarmiren Ishwan (Ishwan étant un titre de noblesse) ? Et un Grand Méchant Mystérieux nommé Zahéar (McGuffin pour les intimes), n'est-ce pas un rien caricatural ? 


Pour les autres noms, j'avoue qu'il y en a dont je suis quand même assez contente. Il y a des chances pour que, sauf cas de force vraiment très majeure, je ne touche pas à Guilamo Zinalla, Noamia (un prénom auquel je suis attachée pour des raisons sentimentales, c'est le premier nom caramène que j'aie créé et il a d'une certaine façon inspiré toute la sonorité de la langue), Allimano, Audiba, Milani, Karel, Nedwer, Yani, Hannin, Imen, Karilinoï, Andrilian et les autres. Même si, en y réfléchissant bien, les noms dont je trouve qu'ils collent le mieux aux personnages sont toujours les existants : dans cette histoire-ci, Chloé, Sébastien, Julie (leur maman). Malheureusement, ce genre de noms est toujours difficile à caser dans un monde imaginaire...

Alors, dois-je revoir toute mon onomastique ? ou puis-je plutôt me concentrer sur des problèmes plus importants ?
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Vendredi 3 août 2007
1/ Surtout, mettre bien au propre le plan complet de l'histoire tel que je l'ai plus ou moins saisi hier soir en essayant de m'endormir. Je ne dis pas un synoptique à la Roanne, j'en serais incapable, mais au moins une feuille de brouillon avec quelques lignes et des flèches dans tous les sens (j'ai fait ça pour le mémoire de ma cousine et il paraît que ça l'a beaucoup aidée...)

2/ Zahéar. L'homme-mystère, l'araignée qui trône au milieu de l'intrigue, toujours bien caché derrière ses fils. Il est temps de donner un peu plus de consistance à ce brave homme qui serait sans doute triste de n'être là que parce qu'il faut un méchant dans l'histoire. J'ai des pistes, qui méritent encore un peu d'approfondissement.

3/ La biographie de Hannin, c'est fait. Ô combien laborieuse a été la mise au jour de ces quelques lignes glissées à la fin du chapitre 116 ; on voit que ma plume est rouillée... 

4/ L'amour est une chose des plus insaisissables, et ce n'est pas moi, qui n'ai jamais été fichue de saisir un amoureux, qui dirai le contraire. Mais cela ne ferait pas de mal d'éclaircir un peu ce qui se passe, aux alentours des chapitres 70-75, dans la campagne enneigée de l'ouest d'Ondomo, entre Chloé et Karel. 

5/ D'ailleurs,  sans même parler de ses relations compliquées avec la fille du voyageur, Karel est un personnage qui mérite d'être creusé, déchiré qu'il est le pauvre petit entre sa loyauté pour sa mère, son amour protecteur sans bornes pour sa petite soeur Milani, ses sentiments chaotiques pour Chloé et le simple désir bien naturel de  se sortir du pétrin dans lequel il est plongé.

6/  Creuser le personnage de Guilamo Zinalla ne sera pas facile, vu qu'à part un passage-éclair dans un escalier sombre du chapitre 63, il faut attendre 139 pour le voir enfin pointer le bout de son nez en chair et en os. Mais les Arlésiennes ne sont pas une nouveauté, et Chloé est là pour nous dire tout le bien, et le mal, qu'elle pense de son baroudeur de père.

7/ Il faudra sans doute recadrer un peu l'expédition héroïque du brave Nillano Lazila, et revoir ses passages pour les adapter le plus possible au style "grand reporter".

8/ Et puis, accessoirement, récrire toute la fin, mais ça, j'y penserai quand le reste sera suffisamment assuré...



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Samedi 28 juillet 2007
Parole, je n'ai jamais autant laissé mon blog en plan que depuis que j'ai "réapparu"...

La vérité, c'est que je n'ai pas grand-chose de nouveau à présenter ces temps-ci. Côté dessin, des projets se trament en arrière-plan, certes, dont je pourrai vous donner des nouvelles d'ici quelque temps, à commencer par la suite de mes expérimentations avec toutes sortes de matériel nouvellement acquis ; mais pour le moment, j'ai encore du mal à produire grand-chose de vraiment présentable.
Côté écriture, l'inspiration ne montre toujours guère d'empressement à revenir, que ce soit du côté de Carami  ou de Chloé. Pour ce qui est de Chloé, tout ce que j'ai à vous offrir est donc cette petite "quatrième de couverture" que je me suis amusée à concocter pendant mes oraux,  et qui a peu de chances d'aller très loin, mais me permet au moins de montrer un peu, à ceux qui ne connaissent pas l'histoire de la famille Zinalla, l'esprit de l'aventure. 

 

Une météo d’apocalypse, un réseau de téléportation en panne, des menaces de guerre, des secrets qui circulent et une série de personnes qui disparaissent sans crier gare, sur une planète civilisée comme Limmaraía, ça arrive. Mais tout ça ensemble, avouez que ça laisse perplexe.

Surtout quand un des disparus se trouve être mon père, Guilamo Zinalla, le voyageur de mondes, qui n’a quasiment jamais remis les pieds sur Limmaraía depuis qu’il est chargé de l’exploration de notre bonne vieille Terre et de l’étude de ses habitants. Et pour un inoffensif chercheur, ses allées et venues semblent intéresser beaucoup de monde.

Et puis il y a le connecteur, cette drôle de machine qui joue je ne sais quel rôle capital dans toute cette affaire et qui a atterri entre mes mains à moi : Chloé Zinalla, fille du voyageur, métisse mi-terrienne mi-limmaraíenne, quatorze ans, un frère, quelques vagues pouvoirs magiques et un blog, qui n’ai plus qu’à faire de mon mieux pour tenter d’y voir clair et de vous expliquer tout ça.

J’ai contre moi toutes les autorités légales et une bonne partie des illégales, mais je peux compter sur une reine adolescente aussi obstinée qu’un brise-glace, la Plus Grande Magicienne du Monde ou A Peu de Choses Près, la presse pipole, et mon petit frère Seb qui est gentil mais a quand même un don surnaturel pour atterrir dans le pétrin. Et vous, mes chers lecteurs – au moins pour le soutien moral. Et parce que quand on est embarqué dans une telle histoire de fous, cela fait du bien de pouvoir la raconter à des gens qui y comprennent encore moins de choses que vous.


Ce qui me fait penser que j'avais commencé à faire une présentation des principaux personnages, et qu'elle n'était pas allée plus loin que Chloé et Seb ; il faudrait peut-être que je m'y remette. Mais pas tout de suite. Ma cousine, qui reprend ses études et semble en voir des vertes et des pas mûres sur la rédaction de son mémoire de M2 en Sciences de l'Education, s'est mis en tête, allez savoir pourquoi, que je pourrais l'aider. Mais qu'est-ce que j'y connais, moi, à "la dynamique des regards pluriels sur la construction du sens et la mise en mots de l'expérience du candidat à la VAE" ?
Ma mère dit que c'est la rançon de la gloire ; mais bon sang de bois, je suis agrégée de lettres classiques, moi ! J'étudie la littérature ancienne ! Et tout le monde s'attend à ce que je fasse un miracle et que je sauve le mémoire de ma cousine !
Personne pour m'offrir l'asile politique ? Au secours !

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publié dans : Les aventures de Chloé Zinalla communauté : Le Cercle des Passeurs de Rêve
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