Cherchant des idées pour un cadeau d'anniversaire pas trop impersonnel, je me suis fendue d'un petit aquarellage, même si je suis toujours loin d'être la meilleure aquarelliste au monde. Vous pouvez cliquer sur la vignette ci-dessous pour la voir en entier :
Le paysage est inspiré de la rivière qui coule en bas de mon village, le Chéran, au bord duquel je suis allée faire une fort jolie promenade il y a quelques jours ; mais le résultat final est un mélange éhonté de deux ou trois vues différentes, assaisonné d'une bonne dose de licence artistique (ne serait-ce que dans le fait que les arbres n'ont pas cette couleur-là en juillet. Ni à aucune période de l'année, d'ailleurs.)
Comme toujours, la feuille était trop grande pour entrer dans le scanner (qui a d'ailleurs tendance à rendre les aquarelles toutes pâlottes, ce qui est dommage), et, douée comme je le suis avec les appareils photo, je n'ai pas réussi à obtenir une image moins floue que celle-ci. Personnellement ça me donne un peu l'impression de loucher, je ne sais pas pour vous - désolée...
Gaudete les amis ! Le webzine des webzines est de retour, avec un programme des plus alléchants : une couverture de l'époustouflant Yogh, une nouvelle du camarade Zordar (hourra pour
lui !), une de la talentueuse Aurélie Wellenstein - que j'ai déjà pu lire, puisque je l'ai illustrée, et dont je peux vous assurer qu'elle est excellente ; une nouvelle de Thomas Spok, dont je
suis très fière puisqu'il se trouve être un ami à moi (pas d'internet, de la vraie vie, si si je vous assure ça arrive) et que c'est moi qui lui ai conseillé de participer à l'AT, victoire par
procuration ! ...etc, etc. Bref, précipitez-vous dessus si vous en avez l'occasion.
J'avoue que, pour moi, la plus belle surprise a été la réaction d'Aurélie, qui a apparemment beaucoup aimé mon illustration ; elle en a même parlé sur son blog, me citant dans le même paragraphe qu'Alain Mathiot, ce qui, vous vous en doutez, a de quoi faire tomber de sa chaise plus d'un illustrateur. Blague à part, vous ne vous imaginez pas à quel point cela fait plaisir de découvrir qu'on a ainsi pu toucher juste. Quand on illustre une histoire, on ne met pas des images sur des mots ; on met des images sur un monde issu de l'esprit de l'auteur et avec lequel il nous fait entrer en communion. C'est pour cela que j'essaie toujours, dans la mesure du possible, d'adapter mon style à l'histoire pour ne pas me contenter de raconter ce qui se passe, mais condenser sous forme visuelle l'ambiance du texte (désolée, c'est très prétentieux, mais j'ai dit que j'essayais, pas que j'y arrivais...). Des couleurs, des textures, des regards... bref, quand l'auteur en personne, qui en principe sait de quoi elle parle, me dit que j'ai accompli cette mission avec succès, je suis très contente de moi, malgré tous les défauts techniques du dessin en question.
J'ai mis à jour la page des Publications si vous voulez voir ledit dessin en plus grand. Pendant que j'y étais, j'en ai profité pour rajouter quelques dessins dans la catégorie Disque-Monde, et modifier l'image de ma page de présentation même si je n'ai pas encore eu le courage d'en faire autant avec le texte qui n'est plus très à jour. Je change mes portraits un peu partout en ce moment ; c'est le genre de chose qui arrive quand on se rend compte que perdre vingt-deux kilos a un effet des plus satisfaisants sur l'image de soi. Je crois que je deviens superficielle...
Cette fois, retour aux origines du IXe siècle, peu après l'invention des minuscules... oui, un jour, quelqu'un a inventé les minuscules. Et il a changé la face du monde, si si.
Si je ne vous disais pas que c'est du grec, vous pourriez facilement croire que ça parle d'un anneau pour les gouverner tous, non ?
En l'occurrence, c'est le début de la Théogonie d'Hésiode, parce que c'était ce que j'avais de plus proche à portée de main, mais c'est tout aussi épique.
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