Mardi 30 mai 2006
Roanne me passe le relais de la chaîne insolite...
 
- Attrapez le livre le plus proche, allez à la page 18, écrivez la 4è ligne :
"e la straordinarietà degli accidenti. Meno il suo significato era"
Voilà. Vous savez maintenant que je traîne sur Internet au lieu de bosser dans la bibliothèque de l'Ecole, en face du rayon littérature italienne.
 
- Quelle est la dernière chose que vous ayez regardée à la télé ?
"On a tout essayé" samedi dernier...
 
- Sans vérifier, devinez l'heure qu'il est :
14 h 05.
 
- Vérifiez, il est :
13 h 38 ! Chouette, il me reste plus de temps que je ne pensais...
 
- En dehors du bruit de votre ordinateur, qu'entendez-vous ?
Considérant que je suis dans une bibliothèque, pas grand-chose. Le bruit des ordinateurs d'à côté et des pages qui se tournent studieusement de tous les côtés, contribuant à me donner mauvaise conscience... ( oh et puis flûte, j'ai dit que je me donnais jusqu'à 14 h avant de retourner au boulot... )
 
- Quand êtes-vous sortie pour la dernière fois, qu'avez-vous fait ?
Hier après-midi, suis partie en expédition à la Part-Dieu à la recherche de quelque chose à me mettre pour recevoir mes invités jeudi. Ai ramené un pantalon (bleu) et un chemisier (bleu), l'un et l'autre fortement régimo-incitatoires si je veux être un jour à l'aise dedans.
 
- Avant de faire ce questionnaire, que regardiez-vous ?
Les derniers commentaires sur mon blog...
 
- Que portez-vous ?
N'ayant pas beaucoup d'imagination vestimentaire, la même chose que sur le dessin (sauf pour la couleur du foulard), à savoir : le seul pantalon dont le tour de taille a réussi à toujours rester supérieur au mien quel que soit le nombre de kilos que j'aie pris, m'obligeant plus ou moins à garder les mains dans les poches quand je marche si je ne veux pas me retrouver dans une situation embarrassante ; un T-shirt gagné au jeu des Mille Euros, avec le logo France Inter dissimulé le mieux possible sous un chemisier qui, lui, n'a pas jugé bon de s'élargir en même temps que moi et me coince donc quelque peu aux emmanchures.
 
- Avez-vous rêvé la nuit dernière ?
Oui, mais vous dire de quoi... Je me souviens que j'y étais, ce qui est assez rare quand je rêve, et que mon frère y était aussi. Pour le reste...
 
- Quand avez-vous ri la dernière fois ?
Aucune idée.
 
- Qu'y a-t-il sur les murs de la pièce où vous êtes ?
De la peinture blanche, des plaques célébrant la mémoire de tous les bienfaiteurs de l'humanité qui ont légué leurs livres à la bibliothèque, des affiches, un plan d'évacuation en cas d'incendie...
 
- Avez-vous vu quelque chose d'étrange aujourd'hui ?
Pas encore.
 
- Que pensez-vous de ce questionnaire ?
Je ne l'aurai jamais fini pour 14 h.
 
- Quel est le dernier film que vous avez vu ?
En DVD, Wallace et Gromit et le mystère du lapin-garou ; au cinéma, heu... Harry Potter et la coupe de feu, il y a six mois...
 
- Si vous deveniez multi-millionaire dans la nuit, qu'achèteriez-vous ?
Une machine à remonter le temps pour pouvoir terminer mon mémoire dans les délais !
 
- Dites-nous quelque chose que nous ne savons pas à propos de vous...
Que je suis une flemmarde procrastinatrice, vous l'aurez sans doute deviné... alors... je déteste le Coca-Cola, voilà.
 
- Si vous pouviez changer une chose dans le monde, en dehors de la culpabilité ou de la politique, que changeriez-vous?
Le climat de chez moi partout, de l'Alaska au Sahara !
 
- Aimez-vous danser ?  
Vous ne me verrez jamais mettre un pied sur une piste de danse. Juré.
 
- George Bush ?
Il a été élu et réélu...
 
- Quel serait le prénom de votre premier enfant si c'était une fille ?
 Elisabeth ? Emilie ?
 
- Quel serait le prénom de votre premier enfant si c'était un garçon ?
Gabriel ? Que voulez-vous que j'en sache moi ? Déjà si je pouvais connaître le prénom de leur père, ça m'arrangerait...
 
- Avez-vous déjà songé à vivre à l'étranger ?
J'adorerais vivre en Angleterre... le climat, le thé, les puddings, ce pays est fait pour moi...
 
-Que voudriez-vous que Dieu (s'il existe...) vous dise quand vous franchirez les portes du paradis?
Ca va, tu ne t'en es pas trop mal tirée.
 
- Quelles sont les 4 personnes qui doivent faire le questionnaire sur leur blog ?
Dahud, Mirabelle, Syven et... une bonne âme pour se dévouer ?
 
________________________________
 
Miscellanées :
 

Je vous présente Sacha le chat, rejeton de notre vénérable Nini... Lui et son frère Nino sont nés il y a environ une semaine et demi dans un carton dissimulé dans le recoin le plus inaccessible du bazar paternel. Que de patience et de ruse n'a-t-il pas fallu pour parvenir à les dénicher :

 

Autre nouvelle : hier, neuvième jour de Samnistia de l'année 118.XIII, Laurina II, reine de Mazya-Caramina, a fêté son seizième anniversaire. Malheureusement, les festivités ont été moins brillantes qu'à l'accoutumée dans la mesure où la souveraine est actuellement en cours de jugement par le Conseil de l'Ecriture, qui doit statuer sur son comportement pendant l'occupation ondomienne. Athanasis et Aliberta ont tout de même envoyé leurs félicitations à Laurina, qu'ils connaissent bien (ils vous en parleront un jour).

Quoi d'autre ? Ah, oui - il est 14 h 33...

ajouter un commentaire commentaires (5)   
publié dans : Les potins de la montagne
Lundi 29 mai 2006
ajouter un commentaire commentaires (2)   
publié dans : La tradition d'Allahva
Dimanche 28 mai 2006

Si vous le voulez bien, nous allons quitter ( à regret, bien entendu ) ce monde de luxe, de splendeur et de clarté qu'est le palais de la princesse Amida, pour retrouver, dans une maison quelques rues plus loin, Ipal de Kolej en personne.

Le maître de la maison, un homme assez jeune encore, était dans son bureau, assis sur un confortable fauteuil devant un bureau de bois précieux, sur lequel était posée une feuille de papier à lettres à moitié couverte de caractères jhetupûriens. Ipal de Kolej, un stylo à plume entre les doigts, était plongé dans une réflexion profonde. Il cherchait ses mots avec soin. Il fallait en prendre la peine, car le texte qui naissait sous sa plume n'était ni plus ni moins qu'un discours décidé à être prononcé devant l'ensemble de la population d'Allahva, lorsqu'il aurait accédé au trône. Car Ipal avait une confiance aveugle en sa chère fiancée ( ce qui est la moindre des choses lorsqu'on est amoureux ), si bien qu'il était certain qu'elle ne tarderait pas à lui apporter la précieuse statuette qui ferait de lui le prince du Jhetupûr. Il n'avait pas vu Lydia depuis qu'elle était partie en France pour tenter de soustraire l'objet à la princesse Amida, et il lui tardait qu'elle revienne.

Ipal se replongea dans l'écriture de son discours et inscrivit sur sa feuille une longue phrase, pleine des mots les plus recherchés que l'on puisse trouver dans la langue jhetupûrienne. Ce discours allait être entendu par tous les Allahviens, étant médiocre orateur, Ipal préférait faire en sorte qu'ils n'y comprennent rien, afin qu'ils ne puissent le juger en mal.

Alors qu'il ornait la fin de sa phrase d'un magnifique point d'exclamation, il entendit derrière lui la voix de son fidèle majordome :

« Monsieur... mademoiselle Lydia Bollik, monsieur !

- Je vous ai déjà dit de m'appeler « Votre Altesse » ! s'écria Ipal, furieux. Je serai prince d'un moment à l'autre, alors, préparez-vous ! 

- Bien, monsieur », fit respectueusement le majordome, et il se retira. Lydia Bollik entra dans la pièce d'un pas énergique. Elle avait troqué sa robe de soirée contre une tenue plus discrète, et avait dû laisser son fume-cigarette au vestiaire, car elle ne le tenait plus entre ses doigts. Elle avait l'air absolument furieux.

Son fidèle acolyte, Bébert, entra derrière elle, toujours vêtu de son costume de touriste qui le faisait passer inaperçu sous ces latitudes.

« Lydia ! Quelle bonne surprise ! s'écria Ipal avec un grand sourire. ( Il va de soi qu'entre eux, les deux fiancés discouraient en jhetupûrien; mais comme je me permets de supposer que très peu de mes lecteurs maîtrisent couramment cette langue et que moi-même, je n'en comprends pas le premier mot, j'ai préféré vous offrir une version doublée de la conversation ).

Lydia ne manifesta pas la moindre émotion d'être si bien accueillie, et se contenta de marmonner quelque juron incompréhensible dans sa barbe inexistante.

- Ca ne va pas, mon amour ? demanda Ipal, surpris. Mais je suppose que tu m'as apporté l'objet ?

Pour toute réponse, Lydia se renfrogna encore davantage et s'enferma dans un mutisme encore plus profond.

- Mais enfin, mon amour, qu'est-ce qu'il y a ?

Après un instant de silence, Lydia serra les poings et se décida à parler.

- Je me suis fait avoir, voilà ce qu'il y a ! explosa-t-elle. Moi, Lydia Bollik, la plus grande malfaitrice de la Terre et de ses environs, je me suis fait avoir par un pickpocket de troisième classe !

- Explique-moi ! Que s'est-il passé ?

- C'est cet idiot de Bébert ! D'accord, il a réussi à voler la statuette dans les bagages de la princesse; mais alors qu'il me l'apportait à mon pied-à-terre de Saint-Serment-des-Olets, cet imbécile, cet abruti, cette triple andouille l'a perdue ! Il l'a laissée tomber dans la rue !

- Je me suis toujours demandé ce qui t'a pris d'engager un balourd pareil.

- Je me le demande quelquefois moi-même ! ( pendant ce temps, Bébert, insensible à toutes le injures dont on l'accablait, s'était tranquillement assis sur une chaise et endormi ). Enfin, toujours est-il qu'une gamine a trouvé la statuette, l'a prise et l'a amenée au commissariat. Et j’ai eu beau tout essayer, pas moyen de la récupérer !

- C'est malin ! Et la cérémonie qui a lieu dans une semaine ! Il faut absolument retrouver cette statue d'ici là. C'est que je veux être prince, moi.

- Si tu crois que moi, je ne veux pas être princesse ! Mais rien n'est perdu, écoute. Je sais que ta cousine a invité la commissaire Mallier, celle qui m'a tenu tête, et les deux gamins du commissariat, à venir passer quelques jours chez elle. A mon avis, la commissaire a amené la statuette. Conclusion ?

- Cette statuette est en ce moment même au palais de cette peste d'Amida ! s'écria Ipal. Et il faut la récupérer ! Il le faut ! IL LE FAUT !

Ipal, emporté par son élan, s'était mis à crier si fort que Bébert se réveilla en sursaut et tomba de sa chaise.

« Quoi ? fit-il. Qu'est-ce qu'il y a ?

- Rendors-toi, toi, lui intima Lydia d'un ton méprisant. On te sonnera quand on aura besoin de toi ! »

Et, tandis que Bébert se rasseyait sur sa chaise et tentait de se replonger dans son sommeil, les deux amoureux se rapprochèrent l'un de l'autre pour mettre au point leur plan...


ajouter un commentaire commentaires (1)   
publié dans : La tradition d'Allahva
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus