Les remue-méninges d'Athanasis

Dimanche 1 octobre 2006 7 01 /10 /2006 11:41

Où qu'on en est, donc, au niveau de Carami ? Sur le forum du Dernier Mot, un site fort sympathique de conseils d'écriture, j'ai établi une toutou-liste. Ce sera aussi simple de la remettre ici telle quelle, histoire de donner les grandes lignes du projet.

Pour la première partie (récriture) :

- revoir le chapitre 2 pour rendre l'action plus réaliste
- au chapitre 3, revoir les motivations du héros et sa relation avec l'héroïne (s'ils pouvaient se quitter un peu fâchés l'un contre l'autre, je crois que ce serait mieux)
- au chapitre 4, réécrire le duel et mieux présenter le personnage de Lerhyn.
- au chapitre 5, réécrire la conversation du dernier paragraphe
- chapitre 6 et 7, ils sont bien, je les garde
- au chapitre 8, essayer de développer le personnage du faux Monalim Vanna
- décider ce que je vais faire du chapitre 9
- réécrire complètement les chapitres 10 et 11. Ouf !

Pour la deuxième partie :

- essayer de préciser le rôle de Malia dans l'histoire
- essayer de préciser le rôle de Lunéo et Lumisi Nasinya, ainsi que du vrai Monalim Vanna
- mieux raccorder les deux intrigues principales

Pour la troisième partie :

- Préciser le rôle du héros, qui ne doit pas faire tapisserie
- Trouver une fin adaptée audit héros ("fin" au sens de ce qu'il devient à la fin, je n'ai pas l'intention de le tuer)

Je rajouterai qu'une fois revue et corrigée la première partie, je songerai à la confier aux bons soins d'un ou plusieurs bêta-lecteurs. S'il y a des volontaires dans la salle, qu'ils n'hésitent surtout pas à se manifester...

Voilà donc ce qui est à faire ; et maintenant, ce qui a été fait ?

Hier, me sentant moins que jamais d'humeur à travailler, je me suis donc lancée dans la première mission, marquée en vert. Il s'agit de récrire une scène d'action, alors que j'ai horreur des scènes d'action - du moins, j'ai horreur de les écrire, parce que j'ai le sentiment gênant que je ne suis pas douée pour ça. Autant mes personnages sont très forts pour bavarder, autant quand il s'agit de mettre la main à la pâte...
D'autant qu'il s'agit tout de même de mener à bien une évasion, et que si même les malfrats les plus aguerris n'y arrivent pas toujours, que dire de moi, et de mes deux personnages qui ne sont guère plus que des amateurs ?
Heureusement, ce chapitre 2 est plutôt léger, pour ne pas dire que j'y laisse libre cours à mes tendances à la loufoquerie. Les scènes d'action sont beaucoup plus faciles à faire quand on n'est pas obligé d'être sérieux. Je sens qu'un bazar monstre va régner dans cette prison d'ici peu.
 
Au boulot !
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Publié dans : Les remue-méninges d'Athanasis
Vendredi 29 septembre 2006 5 29 /09 /2006 18:25
On dit qu'être auteur, c'est récrire toute sa vie le même livre. Ceci dit, il y a quand même des manières plus ou moins subtiles de le faire.

Je viens de me rendre compte que trois de mes histoires (une passée, une présente et une future) reposaient sur le même trio de personnages  : le jeune premier, la jeune première et l'adolescente.

Qu'ils se nomment Eldo de Saramenda, la princesse Céleste de Manidie et Nina dans le nom de code Moyenâgeux II ;

Norandamo Astandiya, Alida et Lerhyn dans Carami ;

X-pas-encore-trouvé-de-prénom, Isei et Maïlin dans le petit-projet-deviendra-grand...

C'est à chaque fois le même trio : un jeune premier, une jeune première et une adolescente.

Deux fois, ça pouvait encore passer pour un semblant de coïncidence, mais trois...

Bien sûr, ce ne sont pas les mêmes personnages. Leurs identités sont fondalementalement différentes. Eldo et Noran ont en commun d'être des aristocrates un peu déclassés, mais ils ne le prennent pas du tout de la même façon ; c'est vrai qu'on retrouve le même côté pimbêche chez la princesse Céleste et chez la belle Isei (qui a fini par trouver un nom, elle), mais la princesse est une femme forte et une casse-pieds de premier ordre, rien à voir avec l'inoffensive actrice que met en scène mon nouveau projet. Quant à Nina, Lerhyn et Maïlin, elles n'ont en commun ni l'âge (dans les treize ans pour Nina, dans les quinze pour Lerhyn, dans les dix-sept pour Maïlin, tiens tiens on dirait que mes héroïnes vieillissent au fil du temps, serait-ce un signe que mon âge mental évolue lui aussi ? ), ni la personnalité - même si je ne dis pas qu'il n'existe pas quelques points communs entre Lerhyn et Nina, l'une est quand même ce que j'ai de plus sombre et torturé comme espèce de personnage, tandis que l'autre est la quintessence de la naïveté et de la bonne humeur. Ce qui me fait penser qu'il faudra que je vous parle de Nina en détail un de ces jours. J'aimais énormément ce personnage et si je redonne un jour vie au pavé qu'est le Moyenâgeux II, ce sera exclusivement pour elle...

Les rôles varient également beaucoup. Le trio Eldo/princesse/Nina restait plus ou moins soudé pendant toute l'histoire (et malgré ça il fallait quand même vingt-six chapitres et trois cents pages pour que les deux premiers se rendent compte qu'ils éprouvaient quelque chose l'un pour l'autre, c'était ma conception de l'histoire d'amour à l'époque). Noran, Alida et Lerhyn, au contraire, font leurs affaires chacun de son côté, au point que chacun des trois a une partie qui lui est consacrée. Quant au nouveau projet, si jamais je le mets à exécution, je donnerai à Maïlin un rôle narratif beaucoup plus important qu'aux deux autres.

Mais dans tous les cas, il y avait un jeune premier, une jeune première et une adolescente...

Bon, maintenant c'est un peu tard pour changer ça. Tout ce que je peux faire, c'est essayer de différencier le plus possible les orientations de Carami et du nouveau projet, puisqu'il est de toute manière probable que le Moyenâgeux II finira sa carrière dans une oubliette informatique (les deux tiers n'ont d'ailleurs jamais quitté mon ancien ordinateur, qui a toujours bon pied bon oeil malgré ses onze ans bien sonnés mais dont on ne peut pas dire que je l'allume très souvent). Mais tout de même, ça interroge sur l'inconscient du raconteur d'histoires et sur l'étendue de ses capacités d'imagination. Suis-je donc réduite à mettre en scène toujours les mêmes personnages ?

Je me rassure en me disant que ces trois histoires sont les seules dans lesquelles on trouve ce schéma et que j'ai eu quand même un peu plus de trois idées dans ma carrière. A ma connaissance, il n'y a rien de tel dans le romanfeuilletonblog de Chloé par exemple, ou dans tout ce qui concerne Laurina II (quoique, dans le Pays du Mi-Chemin c'est une jeune ado, et il y a bien une espèce de couple en arrière-plan, enfin là je coupe les cheveux en quatre...)

Mais quand même. C'est curieux.

Allez ! Pour rendre un peu plus digeste cet article, voici un nouveau portrait de la jeune Maïlin. Jeu : devinez quand et sur quel support il a été réalisé...

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Publié dans : Les remue-méninges d'Athanasis
Samedi 12 août 2006 6 12 /08 /2006 12:55
De ma fenêtre à la Montagne ronde je découvre un paysage inconnu : une longue plaine vide... Je n'ai plus rien à écrire !

Disons qu'évidemment j'ai des tonnes de choses à écrire, comme d'habitude, mais que je ne le ferai pas, du moins pas avant d'avoir une fois pour toutes expédié ce mémoire ; après... Je n'ose pas même envisager l'espoir d'avoir le temps d'écrire une fois engagée dans le long tunnel de l'année d'agrégation. Je sais à quoi ressemble un agrégatif : c'est invisible, et quand ça refait surface une fois de temps en temps c'est hâve, pâle et les yeux cernés jusqu'aux oreilles ; ça se coupe de toute vie sociale (bon, ce n'est pas de ce côté-là qu'il devrait y avoir le plus de changements, d'accord), ça fait plier ses colocataires sous la loi d'un couvre-feu implacable.

Cependant, je ne peux m'empêcher de rester optimiste. Tout professeur, même le plus captivant, ne peut prononcer cent pour cent de paroles à noter. Il y a toujours un quota de répétitions, de raclements de gorge, de digressions, d'autocommentaire et (dans le cas d'un que je ne nommerai pas) de racontage de vie, je ne peux pas m'imaginer qu'il ait la cruauté de priver ses agrégatifs de cette trop rare distraction. Tous ces moments où l'on n'est pas en train de gratter frénétiquement sont bons à prendre pour un croquis, une ébauche d'idée, une phrase notée précieusement. Carpe minutum.

Je n'ose pas trop compter sur des couchers tardifs, j'ai besoin de beaucoup de sommeil pour être opérationnelle, et je ne pourrai pas me permettre de ne pas être opérationnelle. Je n'ose pas compter sur les week-ends, mais peut-être les vacances offriront-elles quelque maigre opportunité ?
[Argh - je relis cette phrase et je me rends compte qu'elle contient déjà deux répétitions. La répétition est mon nouvel ennemi intime, d'autant plus insidieux que je suis naturellement portée à le trouver sympathique, le fourbe. Ce n'est pas pour rien que Syven appelle ça des "darlings".

...Euh, sans rire, elle est si moche que ça cette phrase ?]

Bref, je juge préférable pour le moment de me tenir éloignée de la planète Limmaraía, et de couper le filet à mon inspiration dès lors qu'elle ne concernera pas l'ami Lucien. Déjà deux soirs à me sentir toute vide de ne rien avoir à penser avant de m'endormir.

Attention, hein, j'ai suffisamment de choses en réserve pour tenir la distance sur ce blog au moins jusqu'à la rentrée (après, j'ignore ce que je deviendrai). Ca vous dirait que je vous parle de mes anciennes histoires : de la vraie Anilori, héroïne de BD de son état, ou de Moyenâgeux I et Moyenâgeux II, ou de ma Grande Saga en Neuf Episodes Dont Deux Et Demi Sont Ecrits ?

Parce que si c'est le cas, ya de quoi faire...

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Publié dans : Les remue-méninges d'Athanasis
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